Coupe du Monde 2026 - Football.
Coupe du Monde de Football - La Côte d’Ivoire à toutes les qualités pour franchir au moins le premier tour du Mondial 2026. Par Ben ZAHOUI-DÉGBOU
Source : -- (Agence GLOUZILET) Date : 01-04-2026 -- N°: 209 -- Lu : 331 fois -- envoyer à un ami
Dans le cadre des matchs de préparation de la Coupe du Monde 2026 qui aura lieu aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada du 11 juin au 19 juillet 2026, les Éléphants de Côte d’Ivoire ont respectivement battu la Corée du Sud (4-0), le samedi 28 mars et l’Ecosse (1-0) le mardi 31 mars 2026. Ces deux victoires, la Côte d’Ivoire gagne trois place au classement FIFA du mois d’avril. L’Équipe d’Émerse Faé passe de la 37ème à la 34ème place au plan mondial. Sur le plan africain, le Éléphants restent à la 6ème place.
Les Éléphants de Côte d'Ivoire.

L’Équipe d’Émerse Faé passe de la 37 ème à la 34 ème place au plan mondial. Sur le plan africain, les Éléphants restent à la 6 ème place.
Il est bien de rappeler que les poulains d’Émerse Faé et de son Adjoint Guy Demel, n’ont toujours pas encaissé de buts. Comme lors de leur campagne de qualification du Mondial, où ils n’avaient pris aucun but. Les Éléphants restent sur leur lancée victorieuse en deux matches. et se préparent de la meilleure des manières pour la Coupe du monde où ils affronteront l’Allemagne et l’Équateur, deux formations solides, en plus de Curaçao.
Suite à ces deux matchs de préparation réussis, on peut donc dire, sans risque de se tromper que l’Équipe de Côte d’Ivoire de football aborde la Coupe du Monde de la FIFA 2026 dans une configuration rare et heureuse dans son histoire récente : celle d’un collectif arrivé à maturité, enrichi par une nouvelle vague de talents déjà aguerris au plus haut niveau dans les Championnats européens. Championne d’Afrique en 2024, la Sélection ivoirienne a retrouvé une crédibilité continentale et internationale. Ce sacre n’est pas anecdotique : il a forgé une nouvelle culture de la gagne et une résilience collective, deux qualités essentielles qui manquaient aux Éléphants de Côte d’Ivoire.
Dans ce sens, ils incarnent aujourd’hui un modèle collectif, dense, où chaque ligne présente des garanties de haut niveau. Cette homogénéité est souvent le facteur déterminant pour sortir des phases de groupes dans une compétition comme la Coupe du Monde. Il faut rappeler que par le passé la Côte d’Ivoire a souvent payé ses déséquilibres défensifs. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, on l’a constaté lors des deux matchs amicaux de la fenêtre FIFA de mars 2026, contre la Corée du Sud et l’Ecosse.
La Côte d’Ivoire dispose aujourd’hui d’une base défensive enfin fiable.
La charnière actuelle, portée par des profils comme Ousmane Diomandé ou Evan Ndicka, allie puissance, vitesse et qualité de relance. À ceux-là s’ajoute des joueurs polyvalents comme Emmanuel Agbadou, Clément Akpa, Guela Doué, Ghislain Konan, Odilon Kossounou, et Wilfried Singo, capables d’évoluer dans différents systèmes. Les chiffres des éliminatoires sont révélateurs : la sélection ivoirienne a longtemps affiché une solidité remarquable, avec une défense hermétique et très peu de buts encaissés. Dans un groupe mondialiste où chaque détail compte, cette capacité à ne pas perdre est souvent plus importante que celle de dominer outrageusement son adversaire.
Un milieu de terrain parmi les plus complets d’Afrique.
Le cœur actuel du jeu ivoirien est sans aucun doute son milieu de terrain qui reste son principal atout. Les choix sont multiples : Séko Fofana, Franck Kessié, Parfait Guiagon, Christ Oulaï, Ibrahim Sangaré, Jean-Mickaël Seri. Il faut noté que le trio composé de Franck Kessié, Ibrahim Sangaré et Seko Fofana offre un mélange rare :
puissance physique ; intelligence tactique et projection offensive. Ce type de milieu peut permettre à la Côte d’Ivoire de rivaliser avec des nations européennes réputées comme l’Allemagne. Dans un tournoi aussi relevé qu’est la Coupe du Monde, la bataille du milieu de terrain est souvent décisive. Or, les Éléphants ont les armes pour neutraliser et même dominer des adversaires directs comme l’Équateur et Curaçao.
La force des Éléphants reste également les ailes.
Le football moderne se gagne souvent sur les côtés, et la Côte d’Ivoire possède ici un avantage compétitif majeur. Des profils comme Amad Diallo ou Simon Adingra apportent vitesse, créativité et imprévisibilité. Cette capacité à éliminer en un contre un, peut faire basculer des matchs fermés, typiques des phases de groupes. Dans ce registre, les Ivoiriens ont quelque chose que peu d’équipes possèdent : des joueurs capables de créer un but à partir de rien. Une attaque en construction, mais prometteuse En pointe, la Côte d’Ivoire ne dispose pas actuellement, d’un buteur mondialement confirmé et connu comme Didier Drogba, mais elle possède des profils complémentaires.
Des joueurs comme Nicolas Pépé, Elye Wahi, Yan Diomandé, Martial Godo, Evann Guessand, Bazoumana Touré, Bénie Traoré, incarnent l’attaquant moderne : rapide, mobile, capable d’attaquer la profondeur. Autour de ces joueurs doués, plusieurs options permettent d’adapter le plan de jeu : en transition rapide pressing haut attaques placées avec soutien des milieux. Cette diversité offensive est un atout stratégique dans une phase de groupes où chaque adversaire impose un contexte différent. Un groupe abordable malgré un favori. Placée dans le groupe E avec l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao, la Côte d’Ivoire n’a pas hérité du tirage le plus facile, mais certainement pas du plus difficile non plus. L’analyse est simple : Allemagne, favori du groupe ; Équateur, concurrent direct de la Côte d’Ivoire ; Curaçao, outsider.
Dans ce type de configuration, la qualification se joue souvent sur un match clé. Ici, probablement face à l’Équateur. Les projections statistiques donnent d’ailleurs environ une chance sur deux de sortir des groupes (52 %), ce qui confirme que la qualification est un objectif réaliste. L’expérience des échecs passés peut servir de boussole. En effet, la Côte d’Ivoire a disputé trois Coupes du monde (2006, 2010, 2014), sans jamais franchir le premier tour. Mais ces échecs ont laissé une empreinte : gestion approximative des matchs décisifs au plan émotionnelle et mental. La génération actuelle, enrichie par des joueurs évoluant dans les grands championnats européens, semble mieux armée pour ne pas reproduire ces erreurs.
Au-delà de la qualité individuelle, un facteur distingue cette équipe : la confiance collective.
Le parcours chaotique puis victorieux en CAN 2024 a montré une chose essentielle : cette équipe sait souffrir, s’adapter et renverser des situations compromises. Or, en Coupe du monde, les matchs ne sont jamais linéaires. Les équipes capables de survivre aux temps faibles sont souvent celles qui passent. La Côte d’Ivoire reste un outsider crédible, voire dangereux. Elle ne fait pas partie des favoris pour le titre mondial, et personne ne l’attend à ce niveau.
Mais c’est précisément ce qui la rend dangereuse. Elle coche aujourd’hui presque toutes les cases pour franchir un premier tour : une défense solide ; un milieu de terrain dominant ; des ailiers décisifs ; une dynamique mentale positive ; un groupe abordable. Dans une Coupe du monde élargie à 48 équipes, où les écarts se resserrent, les Éléphants apparaissent comme l’un des outsiders les plus crédibles pour accéder au moins, aux huitièmes de finale. S’ils parviennent à transformer leur potentiel en efficacité, notamment face à l’Équateur et Curaçao, alors oui, la Côte d’Ivoire a toutes les raisons de croire qu’elle peut enfin briser le plafond de verre du premier tour.
Ben ZAHOUI-DÉGBOU
Source et références : M6+ Actu,
Coupe du Monde, Football.fr,
Lequipe.fr et Footmercato.net
Mise en page et illustration :
ADJI Dagbo (glouziletnews.com).
Agence Gouzilet
Paris le 2 Avril 2026
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