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CONFLIT AU MOYEN-ORIENT
#IRAN 🇮🇷 : « VOUS NÉGOCIEZ AVEC VOUS-MÊMES » : LE PIÈGE IRANIEN QUI FAIT TREMBLER TRUMP
CONFLIT AU MOYEN-ORIENT
#IRAN 🇮🇷 : « VOUS NÉGOCIEZ AVEC VOUS-MÊMES » : LE PIÈGE IRANIEN QUI FAIT TREMBLER TRUMP
Source : -- () Date : 25-03-2026 -- N°: 36 -- Envoyer à un ai
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Le 21 mars 2026, Donald Trump lance un ultimatum de 48 heures sur son réseau Truth Social. Il exige que l’Iran rouvre complètement le détroit d’Ormuz, sinon l’armée américaine « frappera et anéantira ses centrales électriques » . Mais le 23 mars, alors que le délai expire, le président américain fait volte-face. Il annonce un report de cinq jours et affirme que des « discussions très bonnes et productives » ont commencé avec Téhéran pour une cessation totale des hostilités . Il précise que son vice-président JD Vance, son secrétaire d’État Marco Rubio, son émissaire Steve Witkoff et son gendre Jared Kushner participent aux pourparlers. Le lendemain, il enfonce le clou : l’Iran aurait envoyé un « très gros cadeau » aux États-Unis, quelque chose de « considérable » lié au pétrole et au détroit. Il assure qu’un accord est imminent.
Mais du côté iranien, c’est un démenti cinglant. Dès le 23 mars, une source proche des Gardiens de la révolution affirme qu’il n’y a eu « aucun contact direct ou indirect » . Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, officialise : oui, des pays amis ont transmis des demandes américaines, mais il n’y a pas de négociations . L’ambassadeur d’Iran au Pakistan ajoute : « Contrairement aux affirmations de Donald Trump, aucune négociation, directe ou indirecte, n’a eu lieu jusqu’à présent » .
C’est alors que le colonel Ebrahim Zolfagari, représentant officiel du commandement unifié des forces armées iraniennes « Khatam al-Anbiya », porte la réplique qui va faire le tour du monde. Il s’adresse directement à la direction américaine : « La puissance stratégique dont vous avez parlé s’est transformée en un échec stratégique. […] Est-ce que le niveau de votre lutte interne a atteint le point où vous avez commencé à négocier avec vous-mêmes ? Des gens comme nous ne pourront jamais s’entendre avec des gens comme vous. » En clair : Trump invente des discussions qui n’existent pas, il parle tout seul.
Pourtant, derrière cette guerre de communication, les bombes continuent de tomber. Le conflit a commencé le 28 février, quand les États-Unis et Israël ont lancé une vaste attaque contre l’Iran . Le Guide suprême Ali Khamenei a été tué dans les premiers jours, remplacé par son fils Mojtaba . Depuis, c’est un échange de frappes sans répit. Le 23 mars, les Gardiens de la révolution annoncent leur 78e vague de représailles : des missiles ont visé Eilat, Dimona, le nord de Tel Aviv et plusieurs bases américaines dans la région . De leur côté, les frappes américaines et israéliennes continuent de pilonner Téhéran. Le site nucléaire de Natanz a été bombardé. Des infrastructures énergétiques à Ispahan et Khorramshahr ont été touchées. L’armée israélienne annonce avoir frappé deux sites de production de missiles navals dans la capitale iranienne .
Le détroit d’Ormuz est au cœur de cette guerre. Vingt pour cent du pétrole mondial y passe normalement. Mais depuis le début des hostilités, l’Iran l’a fermé aux navires américains et israéliens. Le trafic s’est presque arrêté . Les prix du pétrole ont explosé, dépassant les 100 dollars le baril. Les Bourses ont chuté. Et quand Trump a annoncé son report de cinq jours et l’ouverture de « pourparlers », les marchés ont rebondi et le prix du pétrole a baissé de 7 % en quelques heures . Les observateurs voient là une raison évidente du revirement du président américain : calmer l’économie pour ne pas ruiner ses chances électorales.
Dans ce chaos, Israël joue son propre jeu. Selon plusieurs sources, Benjamin Netanyahou veut faire échouer toute négociation. Des responsables israéliens ont confié que le Premier ministre « ferait tout pour que les pourparlers échouent » . Pendant ce temps, l’armée israélienne annonce qu’elle prévoit désormais d’occuper le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani . Les frappes continuent aussi en Irak : une base du Hachd Al-Chaabi a été bombardée, faisant sept morts . Ce 25 mars, l’Iran a changé de stratégie. Le colonel Zolfagari a lancé un appel solennel aux pays arabes et musulmans dans une vidéo. « Le moment est venu d’établir une alliance de sécurité sans la présence des États-Unis et d’Israël », a-t-il déclaré . Il estime que les pays de la région n’ont pas besoin de nations lointaines pour garantir leur sécurité. L’Iran propose une charte de sécurité collective basée sur l’islam et le Coran. Une manière de remplacer l’alliance américaine par un système dominé par Téhéran.
En parallèle, l’Iran a relâché un peu la pression sur le détroit. Le 24 mars, les autorités ont annoncé que les « navires non hostiles » pouvaient de nouveau l’emprunter . Dans la foulée, le géant chinois du transport maritime Cosco a repris partiellement ses réservations vers les pays du Golfe . Une façon de montrer que Téhéran contrôle la situation et peut rouvrir le robinet quand il le souhaite.
Pourtant, rien ne dit que cette accalmie va durer. Le report de cinq jours accordé par Trump expire le 28 mars. Et discrètement, l’armée américaine continue de renforcer ses positions. 2 200 Marines de la 31e Unité expéditionnaire basée au Japon, 2 000 parachutistes de la 82e division aéroportée, deux navires d’assaut – tout ce monde est actuellement en route vers le Moyen-Orient et doit arriver vendredi, pile le jour de l’échéance . Le Pentagone a aussi demandé au Congrès un budget de 200 milliards de dollars pour l’opération . Pour beaucoup d’observateurs, les prétendues négociations ne sont qu’un écran de fumée pour laisser le temps à l’armée de se déployer en vue d’une intervention au sol.
Alors, que croire ? Trump dit qu’il négocie. L’Iran dit qu’il parle tout seul. Les soldats américains sont en route. Le pétrole menace de flamber à nouveau. Et vendredi, l’ultimatum expirera une seconde fois.
Une question se pose, qui mérite qu’on s’y arrête : quand un président affirme négocier avec un ennemi qui dément catégoriquement, parle-t-il pour gagner du temps, pour rassurer les marchés, ou bien s’est-il lui-même enfermé dans un mensonge dont il ne peut plus sortir sans perdre la face ?
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#𝗟𝗘𝗕𝗢𝗡
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Sources :
· Al Jazeera, 22 mars 2026 : "Trump issues 48-hour Hormuz Strait ultimatum, threatens Iran’s power plants" (https://www.aljazeera.com/news/2026/3/22/trump-issues-48-hour-hormuz-strait-ultimatum-threatens-iran-power-plants)
· Reuters, 24 mars 2026 : "Le Pakistan propose d'accueillir des pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre" (https://www.boursorama.com/bourse/actualites/synthese-6-le-pakistan-propose-d-accueillir-des-pourparlers-de-paix-pour-mettre-fin-a-la-guerre-americano-israelienne-contre-l-iran-5bf25b5706581036e166dd755b714e78)
· Le Monde, 25 mars 2026 : "EN DIRECT, guerre au Moyen-Orient" (https://www.lemonde.fr/international/live/2026/03/25/en-direct-guerre-au-moyen-orient-l-iran-relache-la-pression-sur-le-detroit-d-ormuz-sur-fond-de-negociations-avec-les-etats-unis_6673056_3210.html)
· Anadolu Ajansı (AA), 25 mars 2026 : "Iran urges regional countries to form 'military alliance' without US, Israel" (https://www.aa.com.tr/en/middle-east/iran-urges-regional-countries-to-form-military-alliance-without-us-israel/3878069)
· TRT World, 25 mars 2026 : "Iran pushes for regional military alliance excluding US and Israel" (https://www.trtworld.com/article/85a9356535ce/amp)
· Le Parisien, 25 mars 2026 : "Moyen-Orient : le troublant double jeu de Trump entre promesses de paix et déploiement militaire" (https://www.leparisien.fr/international/etats-unis/mysterieuses-negociations-et-deploiement-de-leurs-troupes-au-moyen-orient-les-etats-unis-dans-un-troublant-double-jeu-25-03-2026-2NZLUIAQQ5AOTHYTPRHYD5D7L4.php)
« Alors que Donald Trump continue d’évoquer des discussions pour mettre fin à la guerre, l’Iran rejette publiquement toute négociation avec Washington et tourne en dérision les ouvertures américaines. Téhéran affirme que les États-Unis « négocient avec eux-mêmes », tandis que les frappes se poursuivent en Iran, en Israël et dans la région. »



